Nutrition

Oiseaux

L’alimentation des oiseaux de compagnie

L’alimentation est un des éléments les plus influents sur la santé de nos plumeaux. Grâce aux recherches des dernières décennies portant sur la nutrition des oiseaux, nous bénéficions maintenant de mélanges commerciaux répondant mieux à leurs besoins.

Le terme « alimentation » comprend cependant deux volets dont il faut tenir compte dans nos démarches, soit les denrées alimentaires offertes, et la manière de les offrir.

Les principes de base d’une bonne diète

Les experts s’entendent pour dire qu’une alimentation variée prédisposera l’oiseau à une bonne santé. Tout comme l’humain, l’oiseau doit consommer de manière équilibrée des aliments qui appartiennent aux groupes des lipides, des protéines, des glucides, des vitamines et minéraux, et des fibres. On recommande donc d’établir une diète composée des éléments ci-dessous, tout en tenant compte des besoins spécifiques de chaque espèce selon le cas.

La moulée

Il existe plusieurs formulations de « moulées », à partir des préparations en poudre jusqu’aux granulés de tailles diverses, présentées sous forme de « pastilles », de « bâtonnets » ou autres. Ces mélanges ont l’avantage d’être des aliments extrudés, c’est-à-dire que chaque morceau contient exactement la même chose selon une formule habituellement définie comme « complète » et supposément capable de répondre aux besoins essentiels d’un oiseau. On choisira préférablement une moulée faible en matières grasses et en sucre, et exempte de colorants artificiels.

Les aliments frais

Les légumes (crus ou cuits), les fruits, les germinations et les légumineuses cuites permettent de briser la monotonie des granules et d’éviter les carences. On a là toute une panoplie d’aliments qui permettent une grande variété dans la diète et qui vont susciter l’intérêt de l’oiseau avec des couleurs vives, des textures et des saveurs différentes. On peut également fournir aux plumeaux des restes de table — pâtes alimentaires, pain, céréales, yogourt, fromages, etc. — en autant qu’ils ne contiennent pas de fortes quantités de sel, de sucre, ou d’éléments toxiques pour les oiseaux.

Les graines et les noix

Tout comme les moulées, les mélanges de graines disponibles sur le marché se présentent sous de nombreuses formulations, avec ou sans ajouts de fruits ou de légumes séchés et/ou déshydratés, de noix, de vitamines et de minéraux. Bien que plusieurs espèces d’oiseaux soient catégorisés comme essentiellement granivores, il est peu recommandé de les nourrir exclusivement de graines, leur apport en lipides (les graisses) étant beaucoup trop élevé pour le mode de vie sédentaire des oiseaux domestiques. Donc, il vaut mieux s’en tenir à de faibles quantités de graines dans la diète d’un oiseau de compagnie, en rapport avec l’ampleur de son activité physique. Les noix sont surtout réservées aux oiseaux de grande taille.

L’eau

Les oiseaux domestiques doivent avoir accès à de l’eau fraîche en tout temps.

Une foule d’autres offrandes possibles

Outre la diète de base décrite ci-dessus, on peut offrir aux oiseaux selon les espèces et circonstances toute une panoplie de produits destinés à leur nutrition, notamment les pâtées d’élevage, les pâtées aux insectes et les insectes vivants, les suppléments de vitamines et de minéraux, et les gâteries sous diverses formes (par exemple, les bâtonnets de miel et les biscuits aux œufs). Par ailleurs, un oiseau qui reçoit une diète équilibrée ne devrait pas avoir besoin de « suppléments », sauf dans les cas de besoins alimentaires spécifiques en période de reproduction, de compétition ou de maladie. Donc, avant d’administrer des éléments faisant partie de la « foule d’autres offrandes possibles », il est bon de consulter un vétérinaire compétent dans le domaine aviaire.

Substances nocives et toxiques

Certains aliments sont nocifs ou carrément toxiques pour les oiseaux, particulièrement l’aubergine, l’avocat, les champignons, la pomme de terre crue, la rhubarbe, l’alcool, le chocolat, la caféine, les drogues et le tabac, les pépins et noyaux de fruits, de même que plusieurs plantes communément gardées dans nos maisons. On trouvera parmi les références ci-dessous des listes plus exhaustives des substances nocives pour les oiseaux.

La livraison de la marchandise

Il existe plusieurs manières d’offrir la ration quotidienne de bouffe à nos plumeaux, car simplement remplir les augets que l’oiseau a devant lui toute la journée sans devoir faire d’efforts autres que de s’y rendre ne fait pas grand-chose pour briser la monotonie de la captivité. Donc, le « tout cuit dans le bec » va bien nourrir l’oiseau mais ne fera rien pour le stimuler de manière significative.

La bouffe comme outil d’entraînement

De nos jours, la technique du renforcement positif est largement prônée lorsqu’il s’agit de façonner et de conditionner les comportements. Mais encore faut-il avoir un bon « renforçateur » pour motiver nos animaux de compagnie ! Comme la nourriture est un besoin inné, on se tourne naturellement vers elle pour récompenser les efforts de nos compagnons. C’est là que la gâterie, en particulier, entre en jeu. Il s’agit donc de déterminer la ou les gâteries préférées de Coco et d’en user comme récompense. De plus, si l’on exclut cette gâterie complètement de la diète régulière et qu’on la réserve uniquement pour l’entraînement, elle sera d’autant plus efficace.

Les occasions de fourrager

Comme les oiseaux en nature passent la majorité de leur temps éveillé à chercher leur nourriture, ils sont enclins à l’ennui et à la morosité en mode de captivité. Pour contrer ces situations, les occasions de fourrager font merveille et apportent des défis additionnels qui stimulent la cervelle de Coco. De nombreux objets destinés à répondre aux besoins de fourrager des oiseaux sont maintenant disponibles sur le marché, du simple bac à fourrager jusqu’aux problèmes de taille qu’il faut résoudre pour obtenir l’aliment convoité.

En bref, la nutrition de nos oiseaux domestiques se résume aisément en deux consignes simples :

1) Leur offrir une diète variée issue de tous les groupes alimentaires

2) Les faire travailler pour l’obtenir !

Autre que la nourriture, assurez-vous que votre oiseau ait tout ce dont il a besoin, en passant des gâteries, à la cage et aux jouets!

Références :

Desjardins, Valérie, DMV. « L’Alimentation des oiseaux de compagnie – Partie 1, les Psittaciformes » / « Partie 2, les Passériformes et les Colombiformes ».

Hébert, Julie, DMV. « Nutrition des psittaciformes ».

Hébert, Julie, DMV, et Maccolini, Édouard, DMV. « Nutrition des passériformes ».

Keelty, Lisa. « Moulée vs graines : Un aperçu des pour et des contre » / « Principes nutritionnels de base ».

Langlois, Isabelle, DMV. « Nutrition des oiseaux ».

Vaillancourt, Johanne. « Les aliments dangereux pour son perroquet » / « Plantes toxiques pour les perroquets ».

Vidéos illustratives :

Recette : Poutine gourmet pour perroquets.

Gâterie réservée à l’entraînement : Des perruches hautement disciplinées.

Occasions de fourrager : Bidule et l’art de fourrager / Notre pinson fourrage.

Aux oiseaux !

Danyèle Vachon et Claire Versailles

Coopérative de solidarité d'entraide pour la survie des perroquets

Tout pour prendre soin d'eux

Nourriture pour perroquet
à partir de
10,99 $
Exclusif
Mélange vitaminé de graines pour cockatiels
à partir de
6,99 $
Nouveau
Six biscuits délicieux au miel
à partir de
5,99 $
Nouveau
Réservoir à eau ou à graines
à partir de
4,99 $